Parcours de Juan Branco

Juan Branco est avocat, écrivain et docteur en droit. Son parcours associe la formation universitaire, la recherche en droit international, la pratique contentieuse, l’enquête, l’écriture et l’engagement politique. Depuis ses premiers travaux sur les droits numériques jusqu’à ses démarches contemporaines devant la Cour pénale internationale, ses publications développent une réflexion continue sur les institutions, la souveraineté, l’information et les rapports de pouvoir.

Cette page rassemble les principaux repères documentés de ce parcours : formation, recherche, activité juridique, livres, cinéma et engagement politique. Les sources institutionnelles et bibliographiques sont réunies en fin de page.

Une formation entre lettres, sciences politiques et droit

Né le 26 août 1989, Juan Branco suit à partir de 2007 le cursus de Sciences Po Paris. Le CV de Juan Branco hébergé par le Max Planck Institute Luxembourg mentionne un bachelor obtenu en 2010, puis un master d’affaires publiques en 2012. Il indique également une maîtrise de lettres modernes et un master de philosophie politique en 2011, puis un master de géopolitique en 2012, suivis parallèlement à l’université Paris-Sorbonne et à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Il rejoint également l’École normale supérieure par la voie universitaire et en obtient le diplôme en 2013. Cette formation pluridisciplinaire nourrit son travail d’écriture et son analyse de l’État : les lettres, la philosophie, les affaires publiques, la géopolitique et le droit fournissent les cadres mobilisés dans ses livres et ses interventions.

Ces années sont aussi celles de ses premières interventions publiques sur les libertés numériques. En 2011 paraît Réponses à Hadopi, suivi d’un entretien avec Jean-Luc Godard. La Bibliothèque nationale de France en conserve la notice comme premier livre de l’auteur. Le texte critique la réponse pénale au partage en ligne et ouvre un axe qui restera constant dans son travail : la tension entre circulation du savoir, propriété, contrôle technique et liberté.

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2010-2013 : premières expériences institutionnelles

Entre mars 2010 et avril 2011, Juan Branco travaille à la Cour pénale internationale. Selon la réponse de la Cour citée par le Journal du dimanche, il y est d’abord stagiaire, puis chargé de liaison au sein de l’Unité d’information publique du Bureau du Procureur.

La Cour pénale internationale devient ensuite l’objet central de sa recherche. Juan Branco en étudie la promesse universelle, l’architecture procédurale et les rapports de force politiques. Son analyse prend pour point de départ le procès de Germain Katanga, l’un des premiers grands dossiers de l’institution.

En 2012, il participe à la campagne présidentielle de François Hollande dans l’équipe chargée de la culture autour d’Aurélie Filippetti. Le CV hébergé par le Max Planck Institute Luxembourg mentionne ensuite une fonction de conseiller extérieur auprès du cabinet du ministre des Affaires étrangères entre juin 2012 et août 2013.

La même année, il commence à écrire pour Le Monde diplomatique. Son premier texte recensé par la page auteur, « Qui veut vraiment la paix au Congo ? », paraît en novembre 2012. Le journal le présente aujourd’hui comme chercheur et ancien membre du Bureau du Procureur de la CPI, et réunit six textes publiés sous son nom.

2013-2015 : Yale, doctorat et publication de la thèse

Pour l’année universitaire 2013-2014, Juan Branco séjourne à l’université Yale. La lettre du département de français de Yale le recense comme lecteur ; le CV hébergé par le Max Planck Institute Luxembourg et le rapport d’activité de l’Institut le présentent comme chercheur invité à la Yale Law School.

Le 26 novembre 2014, il soutient à l’École normale supérieure une thèse de doctorat en droit intitulée De l’affaire Katanga au contrat social global : un regard sur la Cour pénale internationale, sous la direction de l’historien du droit Jean-Louis Halpérin. La notice nationale de Thèses.fr enregistre la soutenance et la Bibliothèque nationale de France décrit l’ouvrage publié comme le remaniement de cette thèse.

Le travail part du cas Katanga pour examiner les premières années de la CPI et la distance entre son ambition universelle et ses résultats. Il interroge la sélection des situations poursuivies, les relations entre le Bureau du Procureur et les États, ainsi que la possibilité d’un ordre pénal international affranchi des rapports de puissance. Le manuscrit paraît en 2015 dans la Collection des thèses de l’Institut universitaire Varenne, diffusée par LGDJ-Lextenso, sous l’ISBN 978-2-37032-058-2. La lettre d’information de l’ENS indique que cette thèse a reçu le prix de l’Institut universitaire Varenne.

2015-2017 : recherche internationale et premiers grands essais

Juan Branco rejoint en 2015 le Max Planck Institute Luxembourg for International, European and Regulatory Procedural Law comme Senior Research Fellow. Son CV hébergé par l’Institut mentionne également un séjour de recherche à la Scuola Superiore di Studi Avanzati de l’université La Sapienza, à Rome, d’août 2015 à janvier 2016.

Ces années voient paraître deux livres qui prolongent directement la recherche juridique. L’Ordre et le Monde. Critique de la Cour pénale internationale, publié par Fayard en 2016, propose une forme plus resserrée et accessible de la réflexion engagée dans la thèse. D’après une image de Daesh, publié par Lignes en 2017, prend pour objet la représentation de la violence, la guerre et la production politique des images.

En parallèle, ses textes au Monde diplomatique élargissent l’enquête. Il travaille sur les opérations d’Areva en Afrique en 2016, puis sur la Mission des Nations unies en Centrafrique en 2018 et la route reliant Djibouti au Yémen en 2019.

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WikiLeaks, Julian Assange et la liberté d’information

À partir de 2015, Juan Branco conseille WikiLeaks et Julian Assange en France au sein de l’équipe juridique dirigée par Baltasar Garzón. Il intervient notamment lors des démarches visant à obtenir l’accueil de Julian Assange en France.

Cette expérience fait converger plusieurs fils de son parcours : les droits numériques abordés dès Réponses à Hadopi, le droit international, la puissance extraterritoriale des États et la protection de la publication d’informations d’intérêt public. En mai 2019, il publie dans Le Monde diplomatique « Indomptable Julian Assange ». En 2020 paraît Assange, l’antisouverain, ouvrage qui examine moins un destin individuel isolé que la confrontation entre un éditeur transnational et les appareils souverains cherchant à contrôler la circulation de l’information.

Depuis 2017 : la pratique de l’avocat

Juan Branco prête serment le 28 avril 2017 au barreau de Paris. Les affaires publiques documentées ci-dessous relèvent notamment du droit pénal, du droit public et du droit international.

Ses premières années d’exercice le conduisent notamment à représenter des figures du mouvement des Gilets jaunes, dont Maxime Nicolle. Il intervient, côté parties civiles, au procès de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice. Au printemps 2023, il rejoint l’équipe de défense de l’opposant sénégalais Ousmane Sonko.

Dans une décision du 23 août 2024 rendue dans la situation dans l’État de Palestine, la Cour pénale internationale fait figurer Juan Branco dans la rubrique des représentants légaux des victimes.

Avec l’avocat Omer Shatz, Juan Branco dépose une communication d’environ sept cents pages demandant au procureur de la CPI d’examiner les responsabilités alléguées de 122 dirigeants et agents européens nommément désignés par les auteurs au sujet des politiques migratoires conduites avec la Libye. L’Associated Press indique que ce travail prolonge une première communication déposée en 2019 et repose, selon ses auteurs, sur six années d’enquête.

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Écrivain : du droit à la critique des institutions

L’œuvre publiée de Juan Branco se déploie sur plusieurs registres. Les premiers livres travaillent le droit d’auteur, la justice pénale internationale et les images de guerre. Les essais suivants examinent la constitution du pouvoir politique, la concentration de la richesse, la propriété des médias et la formation des élites dirigeantes.

En 2019, Contre Macron et Crépuscule placent cette réflexion au centre du débat public. Crépuscule circule d’abord librement en ligne avant d’être publié par Au diable Vauvert avec une préface de Denis Robert. En février 2020, Le Monde rapportait environ 130 000 exemplaires vendus pour l’édition principale et 20 000 au format poche. La présentation éditoriale de la réédition de 2023 revendique 160 000 exemplaires vendus et plus d’un million de téléchargements.

Les chercheurs Franck Cormerais et Amar Lakel lui ont consacré en 2023 une étude dans la revue Quaderni, « Juan Branco, influenceur éphémère ou figure d’un nouvel intellectuel numérique ? ». Ils analysent la diffusion du texte, son écosystème en ligne et la figure hybride d’intervention intellectuelle qu’il a contribué à rendre visible.

Les ouvrages ultérieurs prolongent et déplacent cette réflexion : La République ne vous appartient pas, issu d’un discours à l’École polytechnique ; Abattre l’ennemi ; le récit autobiographique Luttes ; Treize pillards ; Coup d’État ; Hanouna ; puis, en 2024, Comment fabriquer une guillotine et Paroles. La Bibliothèque nationale de France affiche vingt notices où Juan Branco intervient comme auteur ; ce total comprend plusieurs éditions et contributions.

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Conférences, entretiens et transmission

La circulation des idées passe aussi par la parole. Les conférences et entretiens de Juan Branco portent sur le droit international, les institutions françaises, la souveraineté, les médias, les mouvements populaires et les stratégies de transformation politique. Plusieurs interventions sont conservées sur la page Vidéos, notamment ses échanges autour de Julian Assange, ses conférences sur Abattre l’ennemi et son discours à l’École polytechnique.

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Du cinéma comme autre forme d’enquête

Le cinéma traverse ce parcours depuis longtemps. Dans le dossier de presse officiel présenté à Cannes pour Cosmopolis, David Cronenberg et Don DeLillo attribuent à Juan Branco l’idée de l’adaptation et la suggestion de confier le film à Cronenberg.

En 2025, il réalise son premier long métrage de fiction, Le Massacre de Gilles de Rais, dont il signe le scénario et qui est produit par Leopardo Filmes et Traffic. Le site présente le film comme une réflexion sur le récit, la preuve, la croyance, l’innocence et la culpabilité.

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Engagement politique et candidature présidentielle de 2027

L’engagement électoral de Juan Branco connaît un premier repère national en 2017. Candidat dans la douzième circonscription de Seine-Saint-Denis avec le soutien de La France insoumise, il obtient 3 596 voix, soit 13,94 % des suffrages exprimés au premier tour, selon les résultats officiels du ministère de l’Intérieur.

Son intervention publique se poursuit ensuite autour du mouvement des Gilets jaunes, de la critique des institutions de la Ve République et de propositions de transformation démocratique développées notamment dans Abattre l’ennemi et Coup d’État.

Le 19 décembre 2025, Juan Branco annonce son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Cette candidature déclarée est portée par Les Ruches, mouvement citoyen organisé en groupes locaux. Elle associe la préparation d’un programme, l’organisation territoriale et la recherche des présentations d’élus prévues par la loi.

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Une même ligne : documenter les pouvoirs, ouvrir les possibles

Du droit international à la littérature, des textes d’enquête au cinéma et de la défense judiciaire au projet politique, ce parcours suit une même méthode : remonter aux documents, identifier les structures de décision, nommer les rapports de force et rendre au public les moyens de comprendre.

Ce site constitue le point d’entrée officiel vers ses livres, ses articles, ses vidéos, ses conférences, ses activités professionnelles et ses projets politiques publiés depuis 2011.


Sources principales

  1. Notice d’autorité de Juan Branco — Bibliothèque nationale de France
  2. Catalogue des ouvrages liés à Juan Branco — BnF
  3. Thèse de Juan Branco — Thèses.fr, 2014ENSU0004
  4. Notice BnF de De l’affaire Katanga au contrat social global
  5. CV de Juan Branco hébergé par le Max Planck Institute Luxembourg
  6. Rapport d’activité 2016-2018 du Max Planck Institute Luxembourg
  7. Page auteur de Juan Branco — Le Monde diplomatique
  8. Décision de la CPI identifiant Juan Branco parmi les représentants de victimes, 23 août 2024
  9. Associated Press — communication relative aux politiques migratoires européennes et à la Libye
  10. Résultats officiels des législatives 2017, 12e circonscription de Seine-Saint-Denis
  11. Étude Quaderni : « Juan Branco, influenceur éphémère ou figure d’un nouvel intellectuel numérique ? »
  12. Dossier de presse cannois de Cosmopolis
  13. Doctrine — prestation de serment et décisions référencées
  14. Le Monde, 17 février 2020 — audience et ventes de Crépuscule
  15. Le Monde — représentation d’Ousmane Sonko et démarche relative au Sénégal
  16. Nice-Matin — intervention pour des parties civiles au procès de l’attentat de Nice
  17. Les Ruches — présentation officielle de la démarche présidentielle de 2027
  18. Culturopoing — entretien consacré au Massacre de Gilles de Rais
  19. ENS — lettre d’information de janvier 2016
  20. Yale — lettre du département de français, 2013
  21. Sud Radio — annonce du 19 décembre 2025
  22. Leopardo Filmes — Le Massacre de Gilles de Rais